Le retour du brave gars
'A y est. Un an et des bananes...c'est passé bien vite, forcément.
Le temps de dire "colo", c'était plié, après un dernier mois pas moins loco : la dernière semaine de boulot a vu les au-revoir (adios en espagnol...) et les bonjour : adios les enfants, les collègues, les centres,...non sans pincement au coeur bien sûr. On pense à ce moment dès le premier pas en Bolivie : la visite est éphémère de toutes façons, et...consciemment ou non, tout le monde y pense, je ne suis pas là pour longtemps. C'est un peu dur peut-être, mais c'est le contrat, il faut faire avec, et c'était fort chouette. Quelle expérience, encore une fois...
Et les bonjour : cette même dernière semaine, j'ai pu accueillir un groupe globe-cycleurs d'hospitality pendant 8 jours (ils n'arrivaient pas à partir et je n'arrivais pas à les laisser partir...). Autant dire 8 jours de bonne bouffe (entre gratins dauphinois, fondues au chocolat et gabatcho, le fameux gâteau banane-chocolat), de loups-garou et autres échanges fort sympathoches... Mes chers Belges sont également venus saluer le départ (on n'en attendait pas moins d'eux !), et Marie-Eve (copine de Jérémie) venait compléter pour le record de l'année : 7 personnes à dormir dans mon palace.
C'était sans compter sur l'inénarrable Olivier, sa palpitante Julie et la non moins imprévisible Pauline, pour trois semaines de vacances intenses : Yungas au rythme des aigles et caféiers, trek de Kari-Kari au pas du lama andin (cf photo), et...une autre fois le Salar et le sud Lipez, ravissant au sens propre du terme. Pas de mots encore, pour le définir. Merci les amis, pour ces chouettes vacances en votre compagnie, merci d'avoir partagé un peu avec moi ce pays d'adoption si particulier.
Et enfin...ben on y est, quoi : après une escale dans la chaude Miami (et ma première expérience hospitality en tant qu'hôte), me voici sur les plates terres des vaches. Content de revoir famille, femmes et enfants bien sûr. Bizarre bien sûr. Vers de nouveaux projets bien sûr : préparation du concours pour être prof surtout. Bref et bien sûr, le temps est à la transition, pour se réhabituer, reprendre ses marques, sans oublier ce que j'ai vécu là-haut perché. Tout passe si vite...mais que la montagne est belle, et comme le plat pays l'est aussi !