Un pays : la Bolivie

Publié le par Emmanuel Boissinot

 

Grande comme deux fois la France , la superficie de la Bolivie est de 1 098 581 km2, et sa population approche les 9 millions d'habitants. Limitée par la Cordillère des Andes à l'Ouest, l'Amazonie à l'Est, elle n'a pas d'accès à la mer, et a perdu la moitié de son territoire au cours de nombreuses guerres contre ses voisins. Sa capitale exécutive et législative, La Paz , est la plus haute capitale du monde.

La Bolivie présente une frontière commune au Nord et à l'Est avec le Brésil, à l'Ouest avec le Pérou et le Chili et au Sud avec l'Argentine et le Paraguay. Elle est traversée par deux chaînes de montagnes, la Cordillère Orientale et la Cordillère Occidentale.

La région vers laquelle je me dirige est celle des hauts plateaux de l'Altiplano, une région pratiquement désertique à une altitude d'environ 4000 mètres. Cette région englobe 10% du pays, et concentre 70%  de la population, dont un tiers de la population urbaine.

A noter qu'environ 70 % de la population est d'origine indienne (Quechua, Aymara et Guarani principalement).

 

Il serait difficile de développer ici l'histoire très mouvementée d'un pays et d'un peuple, c'est pourquoi j'engage sincèrement le lecteur à aller voir de plus près combien riche est cette histoire...

Une ville : Potosi

C’est au sud de l’Altiplano bolivien, à 4000 mètres d’altitude, que se dessine la ville de Potosí. Fondée il y a plus de 450 ans, cette ville au climat assez rude en hiver a connu des moments de grande  richesse (peu d’Européens savent que c’est sur l’or et l’argent de cette ville que s’est fondée la révolution industrielle du vieux continent…), mais aussi et surtout de décadence et de grande pauvreté.

Actuellement, les difficultés économiques y sont très prégnantes pour les familles (les parents sont parfois obligés d’aller travailler loin de chez eux), et la place des enfants et adolescents n’est pas toujours aisée : beaucoup sont contraints de travailler ou de s’occuper de leurs jeunes frères et sœurs au domicile familial, d’autres sont orphelins de pères morts à la mine,… Parmi les jeunes travailleurs, seule la moitié fréquente l’école ou le collège.

 

Publicité

Publié dans minesderien

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article