Auprès de ma blonde

L’amour donne des ailes, pas vrai ? Oh, parfois, il colle au plancher aussi : après ce mois vécu avec ma chère Bérangère retrouvée, il me semble qu’il est temps de faire un petit bilan : ce mois de décembre a vu en effet passer plus d’aventures que dans les trois mois précédents !
- 12h17 : Après une arrivée fracassante à El Alto (premier jour), notre petite héroïne s’évanouit au réveil, à la vue des amis belges (à cause de l’altitude…)
- 16h30, le lendemain, et après que le jour même, j’apprenne la disparition de mon grand-père, la nouvellement dénommée Bera se fait mordre par un chien du gang anti-gringo (sans bobo heureusement, mais avec le manteau bien déchiré)
- 14h42, quelques jours plus tard : alors que je n’ai pas encore de problème de vol, la miss se fait cracher dessus, mais heureusement déjoue le truc en comprenant rapidement la diversion pour protéger ses arrières (vol par diversion…).
- 18h26, quatre jours après : moins prudente cette fois-ci, c’est dans un cybercafé que la jeune visage pâle se fait dérober son petit sac (contenant, au grand dam du voleur et du volé, 2 pellicules photos déjà utilisées, une plume de flamand rose et des mouchoirs en papier…)
- 24 décembre : la joie de Noël est ternie par un phénomène dit de « diarreum cacatum », alternativement pour Emmanuel puis la protagoniste
- 4h30, au petit matin du départ pour le Pérou (deux jours plus tard) : aventure taxiesque décrite dans l’article précédent, et vol cette fois plus sérieux (150 dollars à peu près)
- 12h16, même jour : le pire, sans doute. Nous nous rendons compte que le far breton réalisé avec amour avant de partir…est resté dans le four ! Et, au passage, nous réalisons que cela veut dire aussi que…nous n’avons pas éteint le four…donc petit stress pendant tout le reste des vacances à espérer que Potosí (avec laquelle nous n’avons aucun contact) n’a pas explosé.
- 12h25 (le lendemain) : au moment de passer la frontière avec le Pérou, une femme nous passe innocemment des polaires, tandis qu’une autre nous confie des sacs plastiques noirs contenant on ne sait trop quoi… « sans doute parce qu’ils n’ont pas assez de place », pensons-nous bien naïfs. Nous avons bien plutôt participé à faire passer de la marchandise en contrebande à l’insu de notre plein gré, comme l’attesta la prise par les douaniers d’une des « dames de passage »…
- 8h15, fin des vacances (et après moult arnaques évitées ou non) : le bus réservé pour le retour a un petit goût de fantôme…impression vérifiée avec le vendeur, rencontré quelques minutes plus tard « par hasard », et auprès duquel il aura fallu lutter pour récupérer nos deniers (heureusement, les Boliviens arnaqueurs se dégonflent souvent assez rapidement).
- 20h, retour tant attendu... (vendredi) : malgre nos angoisses de maison explosee (au fait, Potosi veut dire "explosion" en Quechua), de gaz repandu ou pire, de far breton crame...j'ai pu deguster avec delectation les morceaux non moisis du far...
J’en passe, et pas des meilleures. Alors une bonne fois pour toutes, celui qui vient me dire que j’ai de la chance que ma douce soit venue me rejoindre, qu’il n’oublie pas que l’amour rend aveugle…