La nuit, tous les Boliviens sont gris
Je vous laisse méditer sur ce titre à sens multiple qui m'a fort fait sourire, et sur cette photo non moins significative de la Bolivie à mes yeux : si variée, si paradoxale, si hétérogène, si tout !
Un petit mot quand même, avant le prochain article, pour souligner les propos précédents et traduire un peu l'ambiance actuelle : le carnaval touche à sa fin (ca ne fait jamais qu'un mois de fête...), avec l'enterrement du Pipo, figure symbolique du carnaval. Cette fin se déroule surtout dans les campagnes, et...ca continue à danser, à chanter et surtout...à tiser, comme diraient nos chers Bretons. Alcool, quand tu les tiens ! Ca peut faire sourire, mais c'est aussi assez pathétique, quand on pense à tous ces hommes étendus dans les rues (c'est très fréquent) : le plus souvent seuls, ou dont les corps sont parfois traînés sur plusieurs mètres par la femme (si celle-ci n'est pas dans le même état) ou les enfants. Caramba ! Cela a joué des tours à une bonne soixantaine de personnes déjà dans le pays, pendant la période de Carnaval : autant de morts, le plus souvent absurdes. Et...d'autre part (chaque jour on apprend un petit truc fou, ici...), figurez-vous que c'est la première fois de ma vie que j'apprends qu'il n'y aura pas de pain les jours suivants, dans toutes les boutiques...car les "panaderos" (boulangers) sont tous saouls ou en train de taquiner la bouteille ! Eh ben on n'est pas dans le pétrin... 